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TEST : SIGMA EX DC 10-20mm f4-5.6 sur Pentax K-m

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Salut les Pentaxistes !

 

Après avoir pris en main leur reflex numérique et en avoir « fait le tour » avec le zoom de base 18-55mm, nombre d’utilisateurs envisagent de passer à l’Ultra-Grand-Angle (UGA) pour découvrir les joies du cadrage panoramique. L’offre en monture KAF pour Pentax est assez variée : citons les Sigma EX 12-24 F4.5-5.6 et 15-30 f3.5-4.5, calculés pour le Full Frame ou l’EX DC 10-20 f4-5.6 pour petit capteur aps-c, que je me propose de présenter sur ce billet. Il concurrence directement le Pentax DA 12-24 f4 et le Tamron Di II 10-24 f3.5-4.5 qui sont légèrement plus lumineux, plus longs en focale et très performants aussi aux dires des usagers.

 

Dans ce test, je ne comparerai pas le Sigma 10-20 à d’autres objectifs du même genre, je me contenterai de montrer de nombreux exemples photographiques réalisés « sur le terrain » pour compléter les tests MTF que l’on trouve sur le web, comme ceux de Photozone.de Ici en monture Pentax sur K10d et Ici en monture Nikon sur D200.

 

Commençons ci-dessous par les traditionnelles spécifications de la fiche technique issue du site Sigma France et ensuite : place aux images ! J’espère que vous aurez en fin de lecture une bonne idée des possibilités qu’offre cet objectif en fonction de vos attentes.

Considérations techniques

Distorsion

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Avec le dépoli quadrillé focusing screen K3 sur K-m (avec stigmomètre pour mise au point manuelle, voir ici), il est facile de caler les lignes horizontales et verticales dans le viseur. J’ai choisi ces parois de tôles de supermarché qui permettent non seulement de visualiser la distorsion en barillet mais aussi le vignettage à pleine ouverture. Si la distorsion est très sensible à 10mm, elle est en revanche extrêmement bien maîtrisée à 13mm pour redevenir légèrement en coussinet entre 15 et 20mm. Il faudra donc corriger en post-traitement sur certaines scènes géométriques. Au niveau du vignetage, on perçoit un effet « spot » lumineux très prononcé qui lui aussi exigera un fort traitement sur ordinateur. Sachant que les zooms UGA sont plutôt destinés aux paysages bien définis, on a tendance à fermer le diaph. Je vous propose donc plus bas un 2e test vignetage à toutes les ouvertures pour analyser le comportement optique en terme de distribution lumineuse.

 

 

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Ci contre à gauche, la série de vignettes aperçues dans FastStone viewer montre des portions de ciel bleu à différentes focales et différentes ouvertures.

 

Le test est très théorique puisque ce genre d’images unies est quasiment inexistant dans la réalité... On appréciera surtout le rendu des zones de vignetage assez prononcé avant f11/f14 qui sont les diaph les plus homogènes, ou, pour être plus impartial, les moins hétérogènes.

 

Du temps de l’argentique, les UGA étaient déjà les focales les moins performantes de l’industrie photographique. On ne compte plus les nombreux et excellents 135mm ou 200mm, toutes marques confondues, qui dépotent dès la pleine ouverture. Par contre, en dessous de 24mm, peu nombreux sont les cailloux qui donnent satisfaction en terme d’homogénéïté aux grandes ouvertures.

 

Sur numérique, pour compenser le coefficient multiplicateur des petits capteurs (un 10mm couvrira le champ d’un 15mm argentique), les formules optiques des UGA exigent des angles encore plus ouverts : les fabricants doivent donc redoubler de prouesses techniques. Le résultat, comme on le voit sur ces essais, est synonyme de compromis.

 

De belles images grand format pour imprimer un poster demanderont un post-traitement béton !

 

Plus bas, je continue le test avec d’autres contraintes propres aux UGA qu’il convient de maîtriser, ou tout au moins de connaitre pour essayer de les éviter : le flare et les déformations géométriques en bordure de champ.

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Flare à contre-jour

L’objectif n’est pas exempt de flare (réflexions parasites des rayons lumineux à l’intérieur de la formule optique) mais les conditions pour faire apparaître ce défaut reste assez rares sur le terrain : il faut vraiment que la source lumineuse soit dans le champ, ce qui est plus fréquent à 10 mm qu’à 20 mm. Les taches lumineuses seront parfois plus détaillées et visibles aux petites ouvertures où l’iris du diaphgrame joue un rôle non négligeable dans la concentration lumineuse de ces reflets. Ce défaut est duraille à corriger, par exemple en tamponnant les zones affectées dans un logiciel de retouche.

 

C’est l’une des contraintes des UGA : en paysage, la polarisation des rayons solaires doit être soigneusement « prévue » dans le cadrage choisi sous peine de se retrouver avec des ciels délavés, dégradés ou remplis de flare... On ne vous avez pas dit que la photo était un art ? ;))

Déformations géométriques

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J’ai tenu à rédiger le petit test suivant car les courbes MTF ne rendent pas du tout compte d’une réalité qui étonne parfois l’usager dans sa première prise en main : les déformations en bordure de champ dans des cadrages rapprochés. C’est un effet hautement créatif que beaucoup de photographes aiment utiliser mais cela demande du goût et une maîtrise certaine de la composition !

 

L’effet peut devenir explosif avec des formes humaines que notre oeil naturel « décode » instantanément et qui, par conséquent, peut géner la lecture d’une image. A vous d’apprécier les images suivantes pour savoir si vous aimerez ou non ce genre d’effet...

Résolution sur le terrain : piqué visuel à la focale 10 mm

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La focale de 10mm est assurément la plus intéressante de ce zoom. C’est aussi la plus délicate à maîtriser. Avec des grandes ouvertures, il faudra composer avec des bordures de champ assez molles, le centre des images étant toujours très piqué : ça passe en reportage, comme par exemple les deux enfants à l’aérodrome, mais ça casse en paysage comme pour la cathédrale de Sarlat qui est bien cra-cra au niveau du clocher...

 

On verra plus bas d’autres images avec des petites ouvertures : là, rien à redire, on obtiendra des posters très définis avec des couleurs contrastées et naturelles. Il faut donc beaucoup de lumière à main levée ! Idéal en balade paysagiste ou en architecture intérieure avec un bon trépied et une télécommande.

 

 

Résolution sur le terrain : piqué visuel aux focales de 14 à 20 mm à f10-f14

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C’est toujours avec des petites ouvertures (f9-f14) que l’on obtiendra les meilleures images. Avec le stabilisateur des Pentax K, c’est tout bénéf, on pourra diaphragmer à fond et descendre à main levée jusqu’à des vitesses de 1/8e (et même 1/4e si on est zen !) pour obtenir un bon piqué final.

 

En guise de bilan, ce Sigma 10-20 sur K-m est plus homogène que son équivalent Nikkor 18-35 qui l’a remplacé dans mon fourre-tout quand je suis passé sur D700 (format Fx full frame, zoom testé ici).

 

Le Sigma est moins piqué au centre aux grandes ouvertures mais sa couverture est meilleure sur les bords et il cadre plus large, ce qui n’est pas rien pour un UGA !

 

Il reste donc dans mon souvenir comme un excellent objectif « expert » qui donne de belles images agréables quand on le cantonne dans ses limitations : éviter les gros plans humains si on ne veut pas choquer l’oeil du spectateur, éviter les ciels unis avec des grandes ouvertures, éviter de trop diaphragmer si le soleil est dans le champ, éviter de trop désaxer vers le haut le centre optique si on déteste les perpectives géométriques fuyantes.

 

Et au contraire, si on veut jouer sur la créativité, on utilisera avec ravissement toutes ces limitations pour rechercher l’effet qui tue : certains y arrivent très bien et donnent envie aux autres photographes d’acheter un UGA !

 

Je n’ai pas de système étoilé pour distinguer les objectifs testés sur mon site, ça ferait un peu prétentieux je trouve, mais si un pentaxiste me demandait : ça va un Sigma 10-20 ?, je répondrais sans hésiter : sans problème, tu vas t’éclater ! :)

 

Merci pour votre visite et à la revoyure...

 

Lazare Caspi, 27/11/09

www.monuniverspentax.com

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