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TEST COMPARATIF : PENTAX DA 17-70mm F4 sdm AL [IF] sur Pentax K-m

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Bonjour à tous !

 

Grâce à la bienveillance de Pentax France que je remercie dès à présent pour le prêt de cet objectif, nous allons pouvoir en découvrir un peu plus sur le dernier zoom transtandard pour reflex numérique de la marque nippone.

Avec une ouverture constante de F4 et un range confortable équivalent 27-105 mm en argentique, pourrait-il devenir la pièce maîtresse dans le fourre-tout du photographe exigeant ?

Au cours de ce test, je comparerai donc la bête avec un panel d’objectifs de ma collection, surtout dans le but d’avoir des répères visuels. J’espère que ce test complètera agréablement les chiffres et les barres du test technique de photozone.de ICI et de cet autre test en polonais ICI, et qu’à la fin de votre lecture, vous saurez si ce zoom correspondra à vos besoins.

Considérations techniques

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Enfin, et surtout, il est SDM, ce qui signifie qu’il dispose d’un moteur d’autofocus supersonique, réputé pour être silencieux, rapide et précis. Mais attention : le système SDM n’est disponible que sur les Reflex numériques Pentax depuis le K100D Super. Les Ist D, Ds, Ds2, DL,DL2, K100D ne gèrent pas le SDM. De plus, ce zoom DA 17-70 ne dispose pas de came d’entraînement autofocus classique : regardez bien la photo de droite et vous constaterez que le pignon AF a disparu ! Il est donc incompatible en AF avec tous les reflex précédents le K100D Super...

Le moteur SDM fonctionne avec les deux contacts dorés carrés à l’intérieur de la monture.

 

Côté prise en main, le DA 17-70 est une réussite : j’ai ressenti une forte impression de qualité. Sa bague de zooming est progressive et sans jeu. Quand il s’allonge en position télézoom, les deux fûts optiques emboîtés l’un dans l’autre ne tremblent pas non plus en s’avançant.

La rotation de sa bague de mise au point est très courte, 1/8e de tour, pratique pour l’AF, un peu moins pour jouer finement avec la mise au point manuelle. Son pare-soleil est classiquement à emboîtement et s’avère très efficace, comme nous le verrons plus bas.

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Le vignetage est surtout présent à 17 mm f4 et à 70 mm f4. En grand-angle, il est très présent sous forme de petits angles noirs à la pleine ouverture. Pour le paysage avec ciel bleu, il faudra penser fermer à f8. Aux focales intermédiaires, le vignetage n’est jamais visible sur des images courantes. Il redevient perceptible à 70mm f4 mais c’est une focale et une ouverture destinées surtout au portrait et par conséquent, le vignetage peut être considéré comme un atout pour faire ressortir le visage au centre du champ.

 

Je peux conclure ici que ce zoom fait donc bien mieux que le Sigma DC 17-70mm f2.8-4.5 qui présente quant à lui une vignetage constant et souvent génant à 17 mm comme le montre la photo de gauche en lumière naturelle sans flash.

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Ci contre à gauche, Exemple du vignetage explosif  du Sigma DC 17-70 f2.8-4.5 à 17mm f2.8...

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La distorsion en barillet est très forte et très génante à 17 mm. Le test de photozone la donne pour environ -3% ce qui est assez explosif ! Cependant elle se corrige facilement avec de bons outils logiciels car c’est une distorsion classique sans vague. J’ai placé un exemple de correction possible avec Silkypix 3. Aux focales intermédiaires, la distorsion est quasiment nulle à 24 mm et revient en coussinet à 40/70 mm mais de façon peu visible sur les vues courantes. On devra donc privilégier la focale de 24 mm pour les travaux de reproduction (tableaux, par exemple) et en architecture. Au final, ce zoom fait comme les autres, en un peu moins mal tout de même...

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Le très important atout de ce zoom réside dans son range ambitieux. Les illustrations variées ci-dessus rendent compte des possibilités très larges de cadrage qu’il offre. C’est le zoom de voyage par excellence. Sa mise au point minimale de 28 cm est aussi très pratique car elle permet de photographier quasiment tous les petits objets que l’on voudrait collectionner, au restau ou en studio... Le globe mesure 30 cm de diamètre : à 28 cm de distance, on peut le saisir dans sa totalité à la focale de 17 mm ou isoler un détail de 10 cm de large à la focale de 70 mm. Notez le fort vignetage visible sur l’image du globe à f4/17mm...

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Pour tester le flare, ou reflet parasite avec le soleil de face, j’ai shooté à pleine ouverture et je n’ai jamais eu la moindre présence visible de flare à toutes les focales. Certes, en mettant le soleil dans le champ, on en trouvera peut-être, mais dans les conditions raisonnables de prise de vue, le zoom est bien corrigé et son pare-soleil est efficace. Notons aussi tant qu’on y est l’absence d’aberrations chromatiques même à la pleine ouverture. Sur les 200 photos de mon test, dans des conditions réelles de prise de vues (et non sur mire en studio) je n’en ai pas trouvé dignes d’être montrées ou mentionnées ! Un exploit !

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Côté exposition avec le flash intégré de nos reflex numériques,  le DA 17-70 est tout à fait exploitable sans son pare-soleil de 23mm à 70mm. Si on l’oublie, les photos avec le pare-soleil resteront correctes au-delà de 50 mm...

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En terme de définition dans le lointain, j’ai été surpris par la qualité de ce zoom dès la pleine ouverture à 17 mm.

 

A f4, le centre du champ sur plus de 70% de l’image est digne de confiance et seuls les bords sont un peu mous mais sans être baveux/flous comme sur le Sigma DC 17-70. Dès qu’on ferme à f5.6 et surtout f8, l’homogénéité est renforcée et l’image possède un joli croustillant.

 

L’exemplaire testé s’est montré parfaitement centré. Mais comme nul n’est à l’abri d’un exemplaire défectueux, ce test pourra servir de référence pour les utilisateurs du DA 17-70 qui trouveraient leur exemplaire un peu mou. Notez aussi dans les détails à 100% ci-dessous l’absence généralisée d’aberrations chromatiques tout au long des images de ce test !

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Test de piqué visuel en paysage à 17 mm

Test de piqué visuel en paysage à 70 mm

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On sait que le photographe équipé d’un zoom l’utilise à ses focales extrêmes à plus de 70%.

Aussi, nombreux sont ceux qui feront du paysage à 70mm avec ce DA. Je me suis donc placé dans les conditions réelles de prise de vue, à main levée, en variant les diaph en mode AV.

 

Je dois reconnaître que ce zoom fait très fort à 70 mm dès la pleine ouverture. On dispose déjà d’une image bien définie, sans aberrations chromatiques, sans fort vignetage, avec une couverture d’image assez homogène. A f5.6, l’amélioration du piqué est assez forte, surtout dans les bords et à f8, comme on le verra encore plus bas, le rendement optique est digne d’une focale fixe !

Avec le K-m, l’exposition s’est toujours montré très équilibrée, je n’ai pas décelé de défaut.

Bref, à ce stade du test, il doit vous tarder de savoir ce que ce zoom donnera confronté à des focales fixes ! ;)

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Test de piqué comparé avec le DA 40mm Limited à 10 m de distance

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La comparaison avec un autre objectif de pointe est le meilleur moyen de juger des qualités intrinsèques d’un objectif. On peut apprécier son rendu de piqué visuel, son rendu des couleurs et ses contrastes dans les micro-détails. A f4, le DA 17-70 est à sa pleine ouverture tandis que le DA 40 mm f2.8 Limited a déjà fermé son diaph d’une valeur : c’est là qu’il commence à carburer !

 

Dans la vue ci-dessous d’un mur à 10 m, on constate l’excellent piqué du zoom dès la pleine ouverture qui pourrait faire penser qu’il s’agit d’un zoom ED avec lentille à haut indice lumineux ! Le centre de l’image est très piqué, seuls ses bords manquent d’homogénéité mais sans être vilains. A f8, le zoom possède même un piqué central supérieur au Limited ! Celui-ci brille par son homogénéité avec des bords d’une excellence que le zoom n’atteint pas : on pardonnera au zoom cette infime faiblesse, non ?

Test (N°1) de piqué comparé avec le DA 40mm Limited à 100 m

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Pour cette scène à 70/100m, j’ai laissé faire l’AF central du K-m : c’est un minimum quand on utilise un objectif SDM ! La mise au point a été faite sur l’horloge du clocher.

Les détails plus bas montrent un zoom assez faible à f4 dans le lointain, avec une amélioration très forte à f5.6. Mais même à f8, le zoom n’atteint pas la superbe du DA 40 Limited (dans les branches en bordure par exemple), mais il faut rappeler que la formule optique du DA 40 lui donne une profondeur de champ importante, déjà notée dans le comparatif avec le FA 43 Limited publié ici.

 

Le DA 17-70 présente très peu d’aberrations chromatiques même à f4 : il faut encore le souligner !

 

En fait, face à cette petite désillusion sur le piqué du zoom à pleine ouverture, et pour en avoir le coeur net, j’ai refait un test que je propose après : surprise sur prise ! ;))

 

 

Test (N°2) de piqué comparé avec le DA 40mm Limited à 100 m

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Je me suis donc replacer dans les mêmes conditions techniques de prise de vue, avec le trépied, le retardateur, bref le grand jeu pour faire de la carte postale !

 

On constate sur cette deuxième vue qu’en fait, la molesse à pleine ouverture n’était dûe qu’à un AF un peu imprécis. Ici, on dispose d’un piqué excellent à f4, comparable au beau rendu du test du mur à 10 m.

 

Encore une fois, à f8, le zoom dépasse le piqué du DA 40 au centre, sans le dépasser dans les bords. Aucune présence d’aberrations chromatiques non plus ! Le rendu des couleurs est très proche, sans dominante jaune, car le Limited est réputé pour son rendu froid très neutre.

 

Bref, un zoom excellent pour le voyage et la balade, les vues en famille et tout et tout !

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Test de piqué en proxy-photo comparé à 1.6 m

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Avant de passer à la petite séance de portrait à 70mm, j’ai eu envie de tester les qualités de définition en vue rapprochée.

 

Le DA 17-70 se comporte comme le zoom Carl Zeiss 28-70mm (que je suis sûrement le seul à posséder en monture Leitax K !).

 

Le Pentax possède un bokeh un peu moins crémeux, certes, mais son rendu des couleurs est comparable au Zeiss T*, réputé comme tous les membres de sa famille.

 

La comparaison avec le Tamron Di LD 70-300 qui est connu pour ses fortes aberrations chromatiques permet de juger de la bonne santé optique du DA 17-70 à ce niveau.

Enfin, la comparaison avec le zoom de base DA-L 18-55 permet de voir que le DA 17-70 apporte un net avantage en terme de bokeh et de définition avec une ouverture minimale plus lumineuse.

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J’ai continué ce test en fermant le diaph à f5.6 pour juger d’une éventuelle amélioration dans la définition.

 

Les détails sélectionnés permettent de se rendre compte que le DA 17-70 est à l’aise sur tous les terrains. Il fait peut-être un poil mieux que le Carl Zeiss ou en tout cas jeu égal en définition bien que ce dernier donne une impression de luminosité plus pure. J’applaudis des deux mains !

 

On verra surtout la comparaison avec le zoom DA-L 18-55 qui est à sa pleine ouverture à 55 mm... Pas de quoi pavoiser avec lui : le DA 17-70 vaut vraiment le coup de le remplacer si on est un adepte de la précision optique.

 

Par contre il reste certain que pour ce type de vue où le bokeh peut être recherché, un télézoom créera plus d’étagement entre les zones nettes et les floues.

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Pour effectuer un test en vue « macro », terme impropre ici puisqu’on est loin d’atteindre le rapport 1:1, j’ai placé le zoom DA 17-70 à sa distance minimale de mise au point de 28 cm. On note que l’angle de champ de 70 mm correspond en fait à un vrai 58/62mm argentique (à vérifier plus finement pour les pointilleux). Cela vient de sa formule optique dédiée aux capteurs numériques : à focale égale, les objectifs numériques cadrent un peu plus large que leurs homologues argentiques, comme je l’avais déjà noté dans mon test du DA 35 Limited contre Pentax K35mm f2 ici.

Pour cette photo de fleur, j’ai comparé le zoom avec l’Industar russe 61LZ qui est un excellent 50mm f2.8 au rapport 1:2, réputé pour son rendu sans diffraction en fermant à f11.

Le Da 17-70 soutient haut la main la comparaison. Les veinures des pétales sont un peu mieux définis avec l’objectif russe, mais la profondeur de champ plus importante du zoom lui confère une bonne impression de netteté globale. Le rendu des couleurs et des contrastes est aussi excellent, sans défaut.

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Dernier Test (ouf !) en portrait comparé à 1.5 m

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Voici la dernière partie, mais pas la plus inintéressante de ce méga-test : le portrait à 70 mm. Je pense que le photographe qui achètera ce zoom envisagera en priorité de l’utiliser aussi en portrait : un 70 mm f4 peut se prêter admirablement à ce genre de photo si l’objectif assure un minimum !

 

Outre les petits décalages de mise au point difficiles à contrôler à la prise de vue, que ce soit en AF ou en map manuelle avec une très faible profondeur de champ, le comparatif avec le Carl Zeiss 50mm et l’Helios 44-2 de 58mm de focale est très parlant : il prouve que le DA 17-70 est un excellent performer en portrait.

 

Vous noterez par rapport à la photo de l’Helios 44-2 que la focale de 70 mm du zoom correspond en fait à un vrai 60 mm argentique. Pas désagréable. Le piqué du zoom est très honorable à f4, il y a déjà du croustillant. Et le bokeh est assez beau. Un grand satisfecit, donc !

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Tirons les marrons du feu, c’est le moment !

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Bien, je crois que le tour du propriétaire a parlé de lui-même !

 

Ce DA 17-70 est un bel outil sans gros défaut. Ses deux principaux atouts sont un range très confortable allié à un piqué fiable dès la pleine ouverture à toutes les focales et sur tous les types de vues. Un quasi exploit selon moi, qui n’aime pas trop les zooms tant les concessions à faire sont nombreuses en général.

 

Ici, pour 500€, tarif en France en mai 2009, on dispose d’un zoom à tout faire bien fini, rapide et précis en AF, assez silencieux (mais avec des cliquetis audibles quand même) et surtout d’un piqué de bon aloi qui pourrait faire oublier les focales fixes même en intérieur à f4.

 

Cela n’empêchera le photographe exigeant de devoir retoucher ses photos pour corriger parfois la distorsion et le vignetage. Pas grand chose à faire en soi, car le pire sont les aberrations chromatiques sous forme de

franges vertes, rouges ou violettes toujours longues et pénibles à rectifier sur son ordinateur, mais ce zoom en est exempt : c’est une grande satisfaction. Il est à mon avis un peu cher actuellement : pour 500€, on peut assez facilement trouver d’occasion un couple de DA 21 Ltd et DA 40 Ltd qui donneront des images parfaites dès la prise de vues. Mais le confort du zoom est irremplaçable dans certaines conditions de voyage (désert, crapahutage) ou de stress (le mariage de Tata Ginette par exemple ;), ou le concert exclusif de U2 à Barcelone) et ce DA 17-70 prendra alors tout son potentiel en terme de rapport qualité/prix.

 

 

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La fiche technique du DA 17-70 est alléchante : sa formule optique de 17 éléments en 12 groupes comporte deux lentilles asphériques censées corriger les défauts liés entre autre à la distorsion.

Il possède bien sûr le revêtement SMC, Super Multi-Coating, célèbre à Pentax, pour renforcer le contraste et lutter contre le flare. Sa mise au point IF, internal focus, est un autre atout de réactivité et de précision pour l’AF. Il offre le traitement de surface Super Protect, destiné à limiter les agressions extérieures sur la lentille externe et propose le système Quick Shift pour retoucher manuellement la mise au point autofocus sans débrayer le curseur AF/MF du boitier : pratique.

Mais bon, en ce qui me concerne, je ne ferai aucun de ces deux achats-là, préférant en paysage le Sigma 10-20 (ou son équivalent Pentax DA 12-24mm f4 ED)  et le DA 40 en objo à tout faire et en portrait... Et au lieu de mettre le bonus dans le DA* 16-50, trouver un petit DA 70 Ltd  d’occasion et le compte sera bon ! Sur ce, je vous laisse avec deux paysages faits au DA 17-70...

 

Merci de votre visite et A +  ;)

Et face au Pentax DA* 16-50mm f2.8 SDM ?

Le zoom de la gamme pro de Pentax vaut actuellement dans les 700€ : vaut-il mieux faire le grand saut (budgétaire) pour aller directement vers lui ? Il offre en plus une ouverture constante plus lumineuse, la tropicalisation et donne un look plus pro au photographe !

 

Au regard de mon test ici, je trouve que ses défauts sont trop lourds de conséquence pour investir autant : son vignetage à toutes les focales à f2.8 et f4 est plus prononcé et surtout sa distorsion de 16 à 24mm est trop visible. Sa focale maximale de 50 mm lui donne moins d’efficacité en situation de portrait et le bokeh donné à 50mm f2.8 correspondra quasiment à celui de notre zoom en test ici à 70mm à f4...

 

Considérons aussi le fait que le DA* est plus volumineux et encombrant, que l’utilisation du flash intégré pose davantage de problèmes avec ou sans pare-soleil et qu’il est sujet à des aberrations chromatiques plus présentes selon les scènes... cela fait beaucoup de défauts d’un coup pour accepter de rajouter 200€ alors que le DA 17-70 mm vaut déjà cher...

 

Rajoutons à ce tableau la mauvaise presse dont a été victime le DA* 16-50 avec une série d’objectifs décentrés et quelques exemplaires victimes de cassure au niveau de la jointure du liseré vert et les ardeurs seront vite refroidies... Cela dit, les utilisateurs de ce DA* en sont souvent enchantés et je crois que pour ces objectifs coups de coeur, seul un comparatif en bonne et due forme permettrait de trancher. Mon choix, après avoir utilisé les deux, irait largement en faveur du DA 17-70, même dans l’hypothèse où je n’aurais qu’à choisir gratuitement entre les deux !

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