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TEST COMPARATIF : Pentax DA* 55mm f1.4 SDM face aux FA 50 1.4, DA* 50-135 et DA 18-55 WR

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Salut les Pentaxistes !

 

Voici enfin comme promis le test du plus fameux objectif pour le portrait en format aps-c que Pentax nous a concocté pour nos boitiers experts.

Ce petit téléobjectif correspond sur petit capteur numérique à ce que donnait le fabuleux FA* 85mm f1.4 ED-IF de l’ère argentique. J’ai eu la chance de pouvoir essayer ce FA* 85 et il reste dans mes souvenirs LE meilleur objectif en monture Kaf de mon expérience personnelle !

Il faudra que j’en offre un test complet un jour.

 

Est-ce que ce DA* 55 tient la rampe face à l’héritage légué par son aîné ?

 

En avant pour un test comparatif dont les photos ont été réalisées aux petits oignons par Gplr63, grand collectionneur de Pentax et membre du forum Pentax K par K : un grand merci à lui pour le temps passé à m’aider !

 

 

 

 

 

Le Pentax DA* 55mm f1.4 monté sur un K10D grippé, sous l’oeil attentif de Maître Hibou, grand ordonnateur de notre test spécial bokeh !

Dans ce test, nous avons choisi de tester le DA* 55 face à d’autres objectifs Pentax de focale équivalente afin que notre oeil photo dispose de répères neutres pour juger des qualités et des défauts en terme de vignetage, distorsion, définition, aberrations et bokeh. En fin d’article, on trouvera une mini-galerie d’images réalisées avec cet objectif par Billou.x, un membre du forum K par K : merci à lui pour cette collaboration amicale.

 

 

 

 

 

Considérations techniques

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Le DA* 55 appartient à la famille la plus huppée de la production Pentax, la petite étoile (prononcez DA Star) étant gage de qualité professionnelle dans la gamme. L’objectif neuf se négocie en octobre 2009 sur une base de 700€, ce qui en fait l’apanage des photographes très experts et somme toute très à l’aise sur le plan financier !

Côté finition, on en a pour son argent, puisque l’objectif offre une finition tout métal, avec un joli revêtement granité qui rappelle la finition du nouveau boitier expert K-7. Le paresoleil caoutchouté (fourni) est en plastique, plus léger et tout aussi efficace à la fois contre le flare et les agressions extérieures.

 

La fiche technique ci-contre reprend les pictogrammes de ses principales caractéristiques techniques : revêtement SMC (super-multicoating) sur les lentilles pour accentuer le contraste, motorisation SDM pour la rapidité, la précision et la retouche du point en autofocus, Protection SP sur les lentilles externes pour éviter aux gouttes d’eau et salissures d’imprégner les surfaces, résistance aux intempéries avec des joints d’étanchéité et système Quick-Shift pour retoucher la mise au point sans débrayer la came autofocus du boitier.

Notons un diaphragme à 9 lamelles censé améliorer le rendu des fonds flous (bokeh) et une baionnette métallique, gage de solidité sur le long terme.

Aucune lentille ED ou AL dans la formule optique !

Mr Pentax n’en a pas eu besoin, on verra vite s’il s’est planté ou non ! ;)

 

 

 

 

 

 

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En terme de vignetage, le DA* 55 n’offre pas de prestations exceptionnelles. A pleine ouverture, l’assombrissement des angles reste fort et visible, parfois gênant sur des fonds unis, parfois utile pour des effets « spot » en portrait : moi, j’aime bien... Dès f2, le vignetage est quasiment résorbé et c’est donc une performance notable par rapport au classique mais vieillot FA 50 1.4 qui demande un diaph de plus pour avoir une luminosité homogène dans le champ. Le zoom DA* 50-135 est pas mal, il lui faut un seul diaph de fermeture pour résorber son vignetage dès f4.

 

 

 

 

 

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Côté distorsion, d’après cette vue de porte de garage réalisée avec soin sur trépied dans les conditions d’un photographe paysagiste esthète, on peut conclure que le DA* 55 est le plus performant du quatuor testé. Il n’est cependant pas exempt de distorsion ! La courbure de champ en barillet reste perceptible, et fait jeu quasi-égale avec le FA 50. Le zoom DA* 50-135 est vraiment moins bien loti, tandis que le nouveau DA 18-55 WR montre une distorsion inverse en coussinet assez forte.

 

 

 

 

 

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Au niveau des aberrations chromatiques, les vues offrant de forts contrastes dans les formes ou les lumières permettent de déceler des défauts optiques parfois visibles sur les tirages en grand format. Le DA*55 n’est sujet aux aberrations de façon assez prononcée qu’à pleine ouverture. Dès que l’on ferme le diaph d’une valeur, la santé optique de ce nouvel objectif est assez remarquable. On notera aussi la précision de l’autofocus du DA*55 avec un K20D par rapport au FA 50 qui patauge dans la semoule jusqu’à f4 sur les longues distances. C’est sur ce genre de test qu’on voit les progrès optiques accomplis par les nouvelles technologies pour capteur numérique. Le vieux FA 50, créé pour l’ère argentique dans les années 1990 accuse le coup ! C’est rien de le dire...

 

 

 

 

 

Test de piqué visuel sur mire

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Ha ça ! On s’est décarcassé pour réaliser cette nouvelle (et superbe !) mire monuniverspentax.com ! Il fallait bien ça pour les dizaines de tests à suivre qu’on se promet de réaliser, gplr63 et moi, avec du temps et de la patience !

 

Les vues suivantes sont des captures d’écran comparatives affichées dans Pentax Browser avec les exifs de chaque image. Le zoom DA 18-55 WR n’est pas mentionné avec son nom car je n’ai pas fait la mise à jour du logiciel et il n’est donc pas reconnu avec précision.

 

Observez aussi les barres de défilement des captures d’écran : j’alterne pour chaque diaph un détail au centre du champ suivi d’un détail dans l’angle supérieur gauche, pour juger de l’homogénéité des cailloux.

 

On commence par le comparatif DA*55/FA50 : rendez-vous dans une douzaine d’images plus bas pour mes commentaires ! Bon visionnage... ;)

 

 

 

 

 

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Comparatif DA* 55 f1.4 contre FA 50mm f1.4

Coucou, vous êtes là ? Ce DA* 55 carbure étonnamment bien, n’est-il pas ? Dès la pleine ouverture, la précision de son AF et son homogénéité sont vraiment performantes. à F2.8 c’est du haut vol... Il est somme toute 4 fois meilleur que le FA 50 puisque son rendement optique à f2.8 est comparable à son aîné à f5.6 ! Bref, Mr Pentax ne s’est pas trompé : inutile d’investir dans des verres ED ou AL avec la formule optique de base qui déménage telle quelle ! Je pense pouvoir dire sans me tromper que ce DA* 55 fait aussi bien que son grand frère la FA* 85...

 

 

 

 

 

Comparatif DA* 55 f1.4 contre DA* 50-135mm f2.8

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Face au zoom professionnel de la gamme DA*, ce test permet de juger du gain que le DA* 55 apporte dans le rapport qualité/diaph : il fait gagner 2 valeurs d’IL ni plus ni moins ! Il est quasiment meilleur à f1.4 que le zoom à f2.8, si on compare bien les angles. Ce test permet également de conclure que ce zoom expert est vraiment très réussi : le DA* 50-135 donnera vraiment beaucoup de satisfaction à un utilisateur exigeant en terme de définition : bravo Mr Pentax !

 

 

 

 

 

Comparatif DA* 55 f1.4 contre DA 18-55mm f3.5-5.6 WR

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OK OK, pas taper ! pas taper! ;) C’est en effet cruel de comparer une Aston Martin avec une voiture de série... Mais ce test permet de comprendre ce qu’un budget de 700€ apporte de plus face au zoom de base qui est proposé en kit avec les boitiers. Ni plus ni moins qu’un gain de 3.5 IL en terme de définition : ou comment avoir une belle image (principalement au centre) à f2.4 avec le DA* 55 quand il faut fermer à f8 avec le zoom du kit... CQFD.... à vos chéquiers !

 

 

 

 

 

Test de bokeh visuel en studio

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Non mais quelle gueule ce hibou, hein ?

Pour le test de bokeh (qualité des fonds flous qui est la raison d’être de ce type de téléobjectif ultra-lumineux), Gplr63 et moi avons choisi des figurines remarquables !

 

L’objectif sur trépied se situe à 2.3 m du hibou et la stèle gravée dans l’arrière plan est à 0.70 m derrière le hibou. Cette configuration permet de tester l’objectif en utilisation portrait où il y a parfois, derrière le visage mis au net, des éléments perturbateurs que l’on souhaite masquer par le flou que procurent les ouvertures extrêmes.

 

Les captures d’images suivantes ont été faites après affichage des jpg dans Silkypix et correction auto de l’exposition pour bien détailler le rendu du piqué et des couleurs

(l’image ci-contre à droite est une réduction du jpg fait avec le DA*55 à f1.4).

 

 

 

 

 

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Quel que soit le diaph choisi et l’objectif placé en concurrence, le DA* 55 est toujours le mieux défini et le plus crémeux : c’est une réussite. Dès f1.4, la qualité de sa définition crée une sensation unique dans l’étagement avec les zones floues : un ravissement pour les portraitistes. Le FA 50 ne peut rivaliser : son piqué est moins saisissant, son bokeh est moins crémeux. Il reste une valeur sûre sur une base de 250/300€ mais il est juste de dire qu’avec un prix 2 fois plus élevé, le DA* 55 est donne bien pour 2 fois plus en qualité d’image. La logique est respectée et le Pentaxiste qui investira un tel budget dans le DA* 55 saura que ses résultats seront vraiment uniques au niveau du Bokeh.

 

 

 

 

 

Un mot de conclusion

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Ha la la ! Quel dommage que Mr Pentax soit si à la traine de ses concurrents en terme de boitiers performants (AF, hauts isos, plein format) car ses objectifs hauts de gamme sont magnifiques ! Si le K-7 avait tenu la rampe face à d’autres apn (je pense au D300), je n’aurais peut-être pas retourné ma veste avec un D700...

 

Pour le Pentaxiste éclairé, ce DA* 55 sera une perle dans son fourre-tout. Certes il est très cher : admettons que 550€ d’occase serait une belle affaire... Mais il procure des images qu’aucun autre objectif ne peut prétendre fournir, principalement concernant les critères de définition/bokeh qui font les beaux portraits.

 

Le FA 50 f1.4 n’est pas à la hauteur : certes il fournira de jolis portraits à f2.8 mais, à cette valeur de diaph, on a déjà éteint le crémeux d’un beau bokeh. On galèrera aussi davantage avec la mise au point autofocus.

 

 

 

 

 

 

Il existe aussi le récent Sigma EX 50mm f1.4 qui est l’un des seuls cailloux autofocus capables d’être comparé à ce DA* 55. Un duel serait sympa sur ce site : avis aux possesseurs du Sigma qui voudraient me le prêter...

 

Un zoom, même aussi bon que le DA* 50-135, ne peut lui non plus procurer le nec plus ultra en portrait. C’est confortable, c’est pratique mais c’est bien limité en terme de créativité.

Reste à s’interroger sur la pérennité de la construction électronique du DA* 55. Vivre avec le SDM engendre un risque de panne aléatoire et bien pénible : le nombre de retours au SAV dûs à ces moteurs AF capricieux n’est pas négligeable quand on observe les commentaires des utilisateurs Pentax du forum K par K... Je ne peux que conseiller de prendre une garantie étendue à l’achat de ces objectifs car la moindre réparation non garantie atteint vite la rondelette somme de 250€.... Addendum du 24/10/09 : on lira avec profit sur le forum K par K le fil de discussion sur le thème de la fragilité des moteurs SDM ici

 

Acheter le DA* 55 ? Assurément si le portrait d’art est votre tasse de thé. A moins que vous ne tombiez sur un FA* 85 f1.4 d’occasion qui, avec sa focale équivalente en aps-c de 135 mm, vous permettra de shooter d’un peu plus loin, entre 2 et 3 m de plus à cadrage comparable. C’est sûrement le choix que je ferais.

Et comme nous avons tous compris qu’un DA* 55 ET un FA* 85 seraient le comble de notre bonheur photographique, mettons-nous à gratter des Banco, à jouer au Quinté et à manger des pattes sans oeufs ! Bravo Mr Pentax, si vous saviez les sacrifices que vous nous obligez à faire ! ;)

 

 

 

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Les 9 lamelles de diaph du DA* 55 offrent l’un des plus beaux bokeh de la  nouvelle gamme optique Pentax.

Mini-galerie de portraits avec le DA* 55mm f1.4

 

Les images suivantes sont signées par Billou.x, membre émérite du forum Pentax K par K, équipé en Pentax K10D. Le traitement des images a été fait avec Silkypix par Lazare Caspi, autre membre non moins fort sympathique du même forum (que du beau monde j’vous dis) ! ;)

 

Un grand merci à Billou.x et longue et heureuse vie aux Mariés !

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Merci pour votre visite et à la revoyure !

 

Ami-K-lement,

 

www.monuniverspentax.com / octobre 2009

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Nous avons doublé ce test avec une séance de caddies de supermarché qui présentent davantage de contraintes pour les capteurs numériques : les reflets de l’inox sont cruels à ce niveau. Le k20d est situé sur trépied à 7 m avec une lumière diffuse à l’ombre. Le test aurait peut-être été encore plus désavantageux avec les reflets sous le soleil. L’image complète réduite ci-contre à gauche est celle du DA*55 à f1.4.

 

Les détails capturés ci-dessous ont été affichés à 100% et montrent davantage de « problèmes » ! Les franges sont pourpres à la fois pour le DA* 55 et le FA 50 avec parfois des lisérés verts sur les spots lumineux. Etonnamment, c’est le FA 50 qui s’en sort le mieux puisqu’il résorbe le problème dès f2.8. On ne peut rien généraliser sur 1 ou 2 tests ! L’utilisateur averti devra cependant être conscient des faiblesses potentiels de ses cailloux à ce niveau.

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AVANT / APRES : on peut corriger les aberrations chromatiques de façon efficace sur les images que l’on souhaite faire imprimer en grand format. L’une des techniques de base les plus faciles est d’aller dans le réglage des couleurs « Teinte/saturation », disponibles dans quasiment tous les logiciels de traitement d’image. Les boites de dialogues ci-dessous montrent les valeurs de correction et le résultat global qu’on peut atteindre en tâtonnant.

Certes, c’est un peu ralant de constater que même un objectif de pointe à 700€ est sujet de façon prononcée aux aberrations chromatiques sur certaines prises de vues, mais la faute en revient aussi à la technologie propre aux capteurs numériques qui utilisent des micro-lentilles. L’ére argentique avait aussi ses contraintes techniques avec les pellicules.

Attention : cet objectif SDM ne possède pas de came autofocus classique : il est donc manuel pour la mise au point avec les reflexs numériques anciens (avant le K100 D super)