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Méga-TEST COMPARATIF : Pentax SMC FA 50mm f1.4 contre new Carl Zeiss Planar T* 50mm f1.4

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Bonjour, fidèles lecteurs en monture K !

 

Toujours à la recherche de la perfection optique, je vous propose de tester le plus célèbre objectif de Pentax Autofocus, le SMC Pentax FA 50 f1.4 toujours commercialisé depuis 1991 ! On se l’arrache en occasion sur une base de 200/250€ et on le trouve neuf pour environ 300/350€ en avril 2009.  Il vient d’être remplacé par le nouveau Pentax DA* SDM 55mm f1.4 dont le tarif de 700€ fait encore reculer les amateurs ! On verra si un jour je pourrais tester ce SDM...

 

En attendant, je compare ici le 50 Pentax au Carl Zeiss 50mm f1.4, nouvelle version en monture ZS (pour ce test) qui est aussi disponible en monture Pentax KA. Mise au point autofocus pour le Pentax et mise au point manuelle pour le Zeiss (testé ici).

 

Un grand merci à Xin Chao et à mon collègue Fourmix, membres du Forum K10d, pour le prêt et l’envoi de cet objectif ! En avant pour le test !

 

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Considérations techniques

Le Pentax SMC FA 50mm f1.4, à droite sur la photo, est un objectif compact au revêtement plastique peu affriolant comparé au tout-métal du Zeiss. Sa bague de map est recouverte de caoutchouc mais elle est peu pratique à l’usage pour la mise au point manuelle : pas assez progressive, pas assez large.  Cela dit, il est plus léger que le Zeiss (220 gr contre 350 gr) et un peu plus petit (6.3 cm de diamètre contre 6.6 cm). Sa lentille frontale reçoit des filtres de 49mm bien plus économiques que les filtres 58mm nécessaires au Zeiss. Le Pentax est livré sans pare-soleil, mesquinerie des années 90’ !!

Notons enfin qu’ils offrent tous deux la même distance minimale de mise au point de 0.45 m mais que le Zeiss comporte un diaphragme de 9 lamelles contre 8 lamelles pour le Pentax : nous verrons plus bas ce que ce genre de construction peut apporter en terme de Bokeh (fond flou).

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Les deux objectifs présentent la même formule optique de 7 éléments en 6 groupes (à gauche celle du Pentax et à droite celle du Zeiss), nommée « Planar » chez Zeiss, toujours classique pour les 50mm depuis les années 1930... Le Pentax propose le traitement optique SMC (super multi-coating) qui a fait la gloire de Pentax depuis les années 1970, mais qui a tendance à jaunir avec le temps, nous le voyons sur tous les tests comparatifs. Le Zeiss incorpore le traitement T* bien plus performant dans le temps. Mes tests montrent que même les vieux Zeiss des années 1990 gardent une tonalité froide plus fidèle aux couleurs.

Carl Zeiss  T* Planar 50mm f1.4 à gauche contre Pentax SMC FA 50mm f1.4 à droite

Vignetage comparé

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C’est plutôt pas mal pour les deux objectifs. Le vignetage est bien visible à f1.4 mais il se résorbe vite dès f2 pour disparaitre complètement à f2.8. Sur ces miniatures, on peut déjà percevoir la différence de rendu des couleurs, toujours plus lumineuses chez le Zeiss qui a tendance à surexposer naturellement à f1.4 et f2.

Aberrations chromatiques comparées

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Les aberrations chromatiques sont des franges de couleurs baveuses qui sont provoquées au niveau des forts contrastes par le capteur numérique en fonction de la qualité optique des objectifs. Sur ce test en nature, le soleil, à f1.4, dépasse les capacités de l’obturateur du boitier limité au 1/4000e : pour exposer correctement, j’aurais dû bénéficier d’une vitesse rapide plus élevée (1/8000e aurait été mieux !). Le FA 50 se comporte mieux que le Zeiss qui, en surexposant davantage aux grandes ouvertures, accentue le phénomène. Le FA 50 présente des aberrations à f1.4 de façon assez constante sur les différentes scènes lumineuses. Mais dès f2, elles disparaissent le plus souvent. Le Zeiss doit attendre f2.8 pour voir le phénomène quasiment résorbé.

Résolution comparée sur mire

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En studio, j’ai utilisé des échantillons de moquette placés à environ 2m des objectifs, soit 40 fois leur longueur focale de 50mm, ce qui représente la distance moyenne pour un portrait. Le net a été fait à la main avec stigmomètre K3 sur les lettres « outremer » après de multiples vérifications sur l’écran de contrôle du boitier. Sur les 4 premières grandes ouvertures, on note un léger décalage de netteté sur le bord gauche du FA50, probablement dû à un petit désaxement optique : la faible profondeur de champ a augmenté la perception visuelle.  L’homogénéité des deux cailloux est excellente avec une netteté centrale plus perceptible chez le Zeiss. Observez les franges baveuses à f1.4 et f2 au centre pour les deux objos ! En dépassent f4, le piqué devient assez explosif, on n’en attendait pas moins de ces deux excellents performers !

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Résolution comparée sur le terrain

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Pour ce test, j’ai laissé faire l’AF du K-m avec le FA 50, puisqu’il fallait garder les conditions réelles de prise de vue sur le terrain. On note que l’AF à f1.4 a été quelque peu mou ! A f1.4, les deux objectifs ont exposé de la même façon, car ils étaient tous les deux en sur-ex aux limites de l’obturateur. Par contre à f8, le Zeiss a exposé avec la même vitesse que le FA 50 mais son rendu est plus lumineux, comparable au FA 50 à + 1 IL !!

On peut apprécier le rendu froid des couleurs bleu chez le Zeiss et la dominante plus jaune du Pentax SMC dans le vert des feuillages. Le micro-contraste du Zeiss est aussi plus élevé dans les dégradés de vert dans le lointain.

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Cet autre paysage, sur trépied, est l’un des seuls où j’ai réussi à avoir les mêmes zones de netteté pour les deux objectifs : inutile de dire que le net avec la map manuelle du Zeiss est très difficile à obtenir à f1.4 dans le lointain quand il s’agit de la caler avec la netteté AF du FA 50 tellement plus facile à obtenir ! En terme de performance, les deux objectifs se tiennent à f1.4, avec peut-être une homogénéité un peu meilleure chez le Zeiss. Le micro-contraste reste quand même assez faible à cette ouverture.

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Ce même paysage à f2.8 montre encore une fois la surexposition constante du Zeiss avec son histogramme bien décalé sur la droite. Cela le désavantage dans le ciel mais améilore son contraste dans les zones sombres. Le paysagiste qui souhaite faire de la carte postale parfaite avec le zeiss devrait vraiment utiliser le braketing sur 3 ou 5 expos différentes ! Ici aussi à f2.8, les deux objectifs se tiennent en terme de définition.

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Cet autre paysage urbain à f4 permet d’apprécier les couleurs plus pures du Zeiss. Malgré une exposition identique, l’histogramme du Zeiss est encore une fois décalé vers la droite d’une valeur d’environ + 0.5 IL. La zone de netteté n’est pas tout à fait la même, plus en avant pour le Zeiss et donc moins précise à cause de la zone de profondeur de champ moins étendue que celle du FA 50. L’effet de Bronzing de la façade de tôles sur les vues réduites est dû à la pixelisation des lignes verticales : elle n’apparait pas en visualisant les fichiers JPG à 100%.

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Bokeh comparé en studio

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L’objectif sur trépied se trouvait à 1.3m du globe et à environ 1.2m à l’arrière du globe se situaient les posters. Ce test de bokeh (zone de flou à l’arrière plan) montre un comportement vraiment très proche entre les deux compétiteurs. Il me semble seulement que le Zeiss est un peu plus crémeux, surtout à f2.8 : sans doute dû à un diaph plus circulaire (9 lamelles pour le Zeiss contre 8 pour le Pentax). Il m’a aussi semblé au cours de ce test que l’angle de champ du Zeiss était un poil plus large que le FA.

Bokeh comparé en portrait

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Ah ! Là, j’ai bien galéré pour tenter d’obtenir en vain les mêmes zones de netteté ! La map manuelle du Zeiss est si difficile à maîtriser à f1.4...

C’est là que l’AF fait un bon boulot pour peu que le boitier ne souffre pas de back ou front focus ! A f1.4, les limites de l’obturateur étaient atteintes ce qui explique cette surexposition franche des deux objectifs. A f2.8 et f4, la surexposition du Zeiss a donné un meilleur rendu, bien que l’exposition du FA soit équilibrée, histogramme légèrement à gauche pour préserver les hautes lumières. Difficile de juger du bokeh dans ces conditions de décalage de la zone nette...

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Le FA 50 seul en portrait

Pour conclure ce test, destiné en priorité à montrer les qualités du Pentax FA 50, je vous propose deux derniers portraits en situation « direct/live » ! Grâce à l’AF, on peut prétendre obtenir de jolis portraits à f1.4/f2.8. Certes, la zone de netteté est laissée à l’appréciation (imprécise) du module AF mais au moins on a une chance d’avoir du bon. Ici, avec le collimateur central du K-m, l’AF a été fait sur le visage et la zone de net s’est placée en arrière du visage : ça reste exploitable pour un tirage papier même d’assez grand format. Le Bokeh est crémeux à souhait, et ce JPG non retouché ici va devenir, dans quelques temps via Silkypix, un superbe tirage N&B pour l’album photo de Jacky !

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Sur ce deuxième essai à f2.8, je suis resté à 100 iso pour tester aussi le stabilisateur : un portrait au 1/15e, pas évident de le réussir... Bon, j’ai quand même demander à Rémi de ne plus bouger. Le bokeh à f2.8 se durcit énormément : c’est là qu’on distingue clairement l’avantage de ces focales fixes lumineuses qui offrent des diaph de f1.4 ou  f2 ! En acceptant de passer à 400 iso, on aurait pû atteindre une vitesse de 1/60e tout à fait suffisante pour obtenir plus de netteté. Une fois retouché dans Silkypix, le portrait devient exploitable en tirage 18x24, au-delà, le manque de piqué deviendrait visible. Je place la retouche plus bas pour apprécier le rendu des couleurs et des contrastes qui permet de dire que ce FA 50 est un bon compagnon pour le portrait volé !

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Bilan Final

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Ce FA 50 1.4 n’a pas de gros défauts et cumule les qualités ! Certes, on pourra lui préférer le rendu plus harmonieux du Zeiss dans les couleurs et les contrastes mais en terme de rapport qualité/prix, le FA est un « top achat » comme dirait notre ami claude Tauleigne (testeur de Réponses-photo) !

 

Il n’a quasiment pas de vignetage dès f2, et le vignetage, un peu visible à f1.4, se prête très bien au portrait. Il ne montre pas non plus des signes de distorsion, n’affiche que très peu d’aberrations chromatiques qui sont résorbées à f2.8, et possède un piqué d’une grande homogénéité dès la pleine ouverture.

 

Les utilisateurs se plaignent parfois de le voir patiner dans la semoule en AF à f1.4 mais cela dépend aussi beaucoup des performances de son boitier. En ce qui me concerne, je dirais qu’il a patiné sur 30% des vues à f1.4 avec le K-m. Pas méchant car les photos à f1.4 ne sont pas très fréquentes.

Est-il meilleur que le célèbre SMC F 50mm 1.7 ? Oui, assurément ! D’une part grâce à sa dominante moins chaude (privilégiez un FA 50 le plus récent possible pour éviter le rendu chaud des vieux SMC) et d’autre part son bokeh est plus crémeux.

Enfin, heureusement que le Zeiss 50 n’est pas proposé en monture AF : car c’est sur ce point que le FA 50 est le plus intéressant. Je suis un fana des Zeiss mais je reconnais que le confort de l’AF en portrait intérieur à f1.4 est un atout de poids pour s’équiper sans regret avec ce petit Pentax en fin de vie (commerciale) !

 

A+

 

PS : je vous laisse avec le portrait N&B de l’ami Jacky fait au FA 50 f1.4...

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