
TEST COMPARATIF : LEICA ELMARIT -

Salut à tous !
Après les tests de quelques Zeiss manuels, voici mon premier test LEICA monté sur Pentax grâce à la baionnette LEITAX en vente sur http://www.leitax.com/ (avec les explications de montage).
Pour mieux faire connaissance avec les optiques Leica R, vous pouvez surfer ici.
Les Leica sont réputés comme étant parmi les meilleurs objectifs du marché et leur prix semble le justifier ! Heureusement pour nous, on trouve des anciens Leica R à des prix envisageables, le 180mm f2.8 se négociant sur une base de 400/500€, auxquels le Pentaxiste rajoutera 100€ pour se procurer la bague Leitax.
Merci à Fourmix du Forum K10d pour le prêt de ce bel objectif !
Considérations techniques


Le Leica ELMARIT R 180mm f2.8 est fait de métal avec un paresoleil intégré coulissant
vers l’avant. Une fois déployé sur 3 cm, l’objectif mesure 14 cm de long et sa prise
en main est assez lourde. Sur le riquiqui K-
La bague de mise au point manuelle est très ferme, sans jeu, et sa progressivité parfaite demande un peu de muscle dans le poignet.

Ca commence fort en qualité si l’on en juge l’absence totale de perception de vignetage dès la pleine ouverture du Leica. Il y en a un peu, complètement résorbée à f4, mais sur des vues normales elle ne sera jamais visible même à f2.8. La distorsion est aussi invisible.
Le vieux Tamron Adaptall est plus lumineux que son petit frère mais présente aussi (forcément) plus de vignetage à pleine ouverture). Le Tamron de dernière génération est bien équilibré sur ce point à 180mm.

Le test suivant va comparer les 3 objectifs en terme de définition sur cette vue de clocher distante du trépied d’une bonne centaine de mètres. La mise au point manuelle a été faite sur le toit d’ardoises sur le bas gauche de l’horloge. Mon repère visuel a été de juger que c’était net quand les microprismes du dépoli ne brillaient plus.
On pourra aussi juger des aberrations chromatiques sur les détails dans le ciel.

Le Tamron adaptall semble avoir fait le net un peu arrière des deux autres, l’horloge étant plus nette. On perçoit déjà la belle définition du Leica dès f2.8 sur le détail de la cheminée. Il montre très peu d’aberrations chromatiques et la comparaison avec les autres Tamron est éloquente à ce niveau ! à F4, le Leica possède une zone de netteté assez profonde avec un contraste plus élevé que celui du Tamron LD.

A f5.6, le Leica surclasse ses camarades d’un jour pour être hors d’atteinte à f8.
L’image entière montre une finesse de détails impressionnante sur les tuiles d’ardoise,
c’est un régal à observer ! Le Tamron LD se cramponne derrière en définition, c’est
pas mal du tout hormis ses franges violettes qu’il faudra post-
Poursuivons ce comparatif avec un paysage ensoleillé à f8 qui montre davantage de
couleur et de micro-


Dans toutes les parties de l’image, le Leica offre un piqué d’enfer digne d’un satellite
espion américain... On perçoit une telle précision dans les minuscules feuilles des
arbres qu’on pourrait les compter une à une : c’est assez impressionnant. Dans le
jaune, par exemple, on voit combien le Leica surpasse le Tamron LD. Sur un tirage
18-
Le test suivant a été fait à environ 2 m de distance soit le rapport de reproduction maximum du Leica (dont la mise au point minimum est limitée à 1.80 m). J’ai choisi l’image à f4 car celle à f2.8 était un peu surexposée du fait de la limite de l’obturateur au 1/4000e.

A cette distance réduite, avec une faible profondeur de champ et une mise au point manuelle qui a varié un peu entre les deux objectifs, le Tamron se rapproche du niveau du Leica : à f4.5, il possède une zone de netteté plus profonde mais un Bokeh bien moins crémeux. L’image est belle pour les deux objectifs, un point à mettre à l’honneur du Tamron LD.
Pour conclure cette partie Paysage, avant de passer au portrait, je propose ce dernier paysage à f5.6. Personnellement, je n’ai jamais rencontré une telle définition avec des objectifs de plus de 100 mm de focale. L’image est d’une homogénéïté remarquable, chaque tuile, chaque feuille, chaque pissenlit pourrait être compter sur un agrandissement à 800% : c’est de l’inimaginable quand on saura que ce paysage a été shooté à plus de 150 m de distance !

Le Leica R 180mm en portrait

La planche contact ci-
Les vignettes entourées de bleu sont les vues pour lesquelles j’ai obtenu une mise au point nette, c’est à dire exploitable sur un tirage papier 10x15 ou plus.
Un utilisateur plus averti que moi (je ne pratique pas beaucoup le téléobjectif pour cause de myopie assez inconfortable avec les petits viseurs des APN) arrivera à de meilleurs résultats, j’en suis sûr !
Je propose plus bas en détail 3 images de cette série pour apprécier le beau rendu de ce Leica en séance portrait.

J’ai sélectionné cette première vue surtout pour apprécier l’effet de bokeh (fond
flou) à pleine ouverture avec un arrière plan peu homogène. Certes, la mise au point
est ratée, à peine nette sur les mains de Jacky : avec le viseur du K-

Ce deuxième portrait à f2.8 montre l’excellent piqué dès la pleine ouverture qu’offre
l’objectif quand on parvient (coup de bol !) à obtenir le net sur un enfant qui remue
comme un fou. Je me trouvais à environ 5-
Le dernier portrait ci-

Bilan Final

Sur le terrain, la map n’est pas rapide. Au cours d’une séance photo avec les enfants
sur l’aire de jeux, sur un total de 54 vues prises avec le K-
Comme nous le verrons en images, le Bokeh, la définition et la pureté des couleurs
tiennent leur promesse. J’ai comparé ce télé avec les deux zooms que je possédais
: un vieux Tamron BBAR 80-
La monture Leitax pour Pentax K


En guise d’initiation au monde Leica, j’avoue que je suis bluffé par cet Elmarit-
C’est un objectif exceptionnel pour le paysage et les séances de portrait posé ! Vous avez un mariage ou un Book de comédien à réaliser ? Foncez louer ce genre de télé manuel pour une poignée d’euros.
Il mêle de façon unique un beau bokeh à f2.8 avec une netteté étonnante. Son rendu des couleurs est lumineux et ses contrastes très purs, jamais bouchés. Il ne présente ni distorsion, ni vignetage ni aberrations chromatiques, un exploit pour un objectif d’une vingtaine d’années.
Je m’imagine, doux rêve, crapahutant sur des cimes embrumées, à 5 h du mat en été, à la recherche du paysage de carte postale (avec, à 7 h, le petit café brûlant dans le thermos, assis sur une pierre dans la rosée... ;))) !
Car avec cette qualité optique Leica dans le fourre-
Reste à le guetter d’occase, il ne montre pas son nez très souvent et demeure chérot...
Mais plutôt que de mettre quelque 500€ d’occase dans un Leica 180mm + 100€ de bague
Leitax, considérons le fait que Pentax fournit le nouveau DA* 200mm f2.8 pour 900/1000€
en France, voire 700€ via l’import de Hong-
Mais si on tombe sur ce Leica 180mm à moins de 350 €, alors là, oui ! On ne trouvera rien de mieux à ce tarif raisonnable. Bonne chasse !
