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TEST COMPARATIF : LEICA ELMARIT - R 90 mm f2.8 monture Leitax sur Pentax K-m

Salut Pentaxiste !

 

Deuxième test LEICA du site avec un objectif monté sur Pentax grâce à la baionnette LEITAX en vente sur http://www.leitax.com/ (avec les explications de montage).

Pour mieux faire connaissance avec les optiques Leica R, vous pouvez surfer ici.

On trouve aussi beaucoup de bonnes infos ici sur le monde Leica, comme les dates de fabrication relatives aux numéros de série.

Le télé testé ici date de 1965 mais il fait bien plus jeune que moi ! Sa conservation est exceptionnelle, preuve de sa fabrication soignée.

 

 

 

 

 

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Considérations techniques

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J’ai pu acquérir cet Elmarit-R 90mm pour la modique somme de 220€ sur Ebay Espagne, à quoi il a fallu rajouter 90€ pour la somptueuse bague Leitax. C’est une aubaine quand on verra plus bas ce que coûtait cet Elmarit dans les années 1990... Pour le présent test, on jugera des qualités optiques Leica comparées avec un Jupiter 9 de 1986 et un récent zoom Tamron LD Di 70-300.

Elmar désigne une célèbre formule optique à 4 lentilles des années 1930, reproduite sur le schéma de droite pour un 50mm. Dans le catalogue Leica, Elmarit est le nom associé aux ouvertures maximales de f2.8. Summicron désigne les ouvertures max de f2 et Summilux les ouvertures max de f1.4.

La fiche test de Chasseur d’images datée de juin 1997, N° 194, met l’eau à la bouche. Il obtient 4 étoiles en qualité mais seulement 2 ** en rapport Q/P : aujourd’hui, avec la décôte de l’occasion, cet Elmarit obtient MES ***** sans problème ! C’est un rêve devenu réalité, non seulement de pouvoir jouer avec des vrais Leica mais plus encore de pouvoir les adapter sur Pentax !

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Côté finition, c’est le summum, en terme de souplesse des bagues et de précision dans la progressivité. Le pare-soleil métallique vissable et téléscopique est superbement efficace et le large bouchon plastique un régal pour le stockage dans le fourre-tout.

Le poids et l’encombrement sont corrects sur un petit K-m et seront sûrment excellents sur un futur K-7 ! ;)

 

Sur les reflex Pentax numériques, on peut travailler en stop down (a valeur de diaph réelle avec l’assombrissement du viseur en diaphragmant) soit en mode AV soit en mode M avec appui sur la touche verte. Sur le k-m en mode M, je note une légère tendance à la sur-exposition d’1 IL aux grandes ouvertures. C’est un moindre mal et cela se compense très vite avec la molette des vitesses.

Place à présent aux images-test pour interpréter les barres graphes de la fiche Chasseur d’images !

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Le léger vignetage de 0.5 IL décrit dans la fiche test sur argentique a disparu sur capteur APS-C : l’Elmarit est parfait, avec une constante dans l’exposition qui est sans défaut. En terme de distorsion, je n’en vois pas. Bref, on avance sur du velours !

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Au chapitre des aberrations chromatiques, qui sont ces fameuses franges baveuses de couleur bleu, violette ou verte, on en apercevra de légères à f2.8 et f4 sur les forts contrastes blanchâtres.

 

Bien moins présents cependant que sur le Tamron LD 70-300 qui est un piètre performer dans ce domaine...

 

Le rendu des couleurs du Leica est assez froid, je dirai neutre, en comparaison du Jupiter 9 qui est plutôt froid et du Tamron qui est très chaud (dominante jaune), on pourra s’en rendre compte sur les différentes vues suivantes.

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Au niveau de la définition à l’infini, cet Elmarit 90 mm est comparable au superbe Leica 180 mm testé le mois dernier. C’est déjà croustillant à f2.8 et tout simplement fabuleux à f5.6.

 

Le capteur de 10 Mp du K-m (le même que le Nikon D200 !) est saturé d’informations : on voit un effet un léger bronzing sur les détails des grillages blancs plus bas.  Ce télé ira donc à ravir sur les 14 Mp des K20D et K-7 et supportera aussi, j’en suis sûr, les hypothétiques 20 Mp d’un futur capteur FF chez Pentax dans 2 ou 3 ans...

 

L’homogénéïté bord/champs est parfaite, bien meilleure que sur le Jupiter russe qui, reconnaissons-lui cependant cela, est un excellent performer à partir de f5.6.

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L’image-test ci-dessous rend compte du rendu des couleurs respectif sur les 3 objectifs sous un soleil printanier de bon aloi. Les couleurs sont plus vives et plus profondes chez le Leica. Sur d’autres vues du lac, j’ai constaté que le bleu virait parfois au turquoise en fonction de l’éclairement : c’est un objectif très sensible aux variations lumineuses des contrastes, phénomène sans doute provoqué par  sa grande fidélité dans la restitution des couleurs, célèbre chez Leica. On notera la dominante chaude du Tamron qui manque aussi de contraste dans les micro-détails des feuillages par exemple.

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Continuons à nous rapprocher des sujets mis au point avec cette scène  de tracteur à environ 10 m. Les différences de définition deviennent moins flagrantes.

 

On notera un rendu des bleus plus lumineux et soutenu chez Leica, des rouges également plus percutants quand on a diaphragmé à f5.6.

 

Le bokeh est aussi plus crémeux que chez le Tamron, nous verrons d’autres exemples plus bas.

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Ces vues d’un ponton près du lac permettent de bien apprécier les rendus de chaque objectif sur une scène de « portrait » à 3 - 4 m de distance. Avec son ouverture à f2, le Jupiter est imbattable tandis que le zoom Tamron est  très dur : pas de crémeux avec lui, que de la définition !

 

Voici ci-dessous quelques détails à 100% sur le crémeux des arrière-plans.

 

Le Leica se place sur la deuxième marche du podium : le Leica Summicron-R 90 mm f2 serait ici une excellente alternative pour obtenir du piqué à f2 avec le crémeux du Jupiter 9... Mais son prix même d’occasion est assez élevé, il faudrait avoir une petite bourse de 350/400 € pour espérer, avec de la chance, s’en emparer aux enchères.

 

Encore plus bas, le même duel comparatif en vrai portrait à 2.5 m.

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Les 3 portraits précédents doivent être jugés avec prudence puisqu’il s’agit d’un sujet vivant avec une mise au point variable, manuelle pour le Leica et le Jupiter et AutoFocus avec le Tamron : le piqué s’en ressent avec l’infime profondeur de champ à cette courte distance. Le Jupiter 9 est certes bien mou à f2 mais son bokeh est superbe et les reflets lumineux ont vite fait de prendre des formes circulaires dans le lointain en procurant un très bel effet. Le Tamron avec son piqué élevé crée une sensation de bokeh agréable grâce à la transition net/flou. Le Leica donne un juste milieu entre ces deux extrêmes. A présent, ci-dessous, vous trouverez d’autres images avec le seul Leica pour apprécier ses qualités qui sont nombreuses : piqué, contraste, bokeh, couleurs....

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En guise de bilan, voici comment je pourrais conclure ce test : contaminé par le virus Leica !

 

Je possède de superbes cailloux Zeiss à monture Leitax ou M42 (Distagon 35, Vario-Sonnar 28-70, Planar 50 f1.4) et d’autres en monture Contax (Sonnar 85 et 135, Vario-sonnar 40-80) mais je lorgne à présent vers les Summicron 50, Elmarit 35 et 24 et autres (rêvons un peu, pourquoi pas) Summilux 85 !...

 

Incorrigible que je suis...

 

J’ai en cours quelques films N&B chargés dans mes boitiers Contax RX et Pentax MZ50, et il me tarde de les faire développer ! Ce doit être quelque chose à voir dans l’oeil du compte-fil ! Il faudra aussi que je me re-lance dans la diapositive : et de là à abandonner le monde du reflex numérique, il n’y a qu’un pas.... ;)

 

Que je ne franchirais sans doute pas, pas au moment où arrive le Pentax K-7 ! Alors les bagues Leitax pour Leica n’ont pas fini d’être importées d’Espagne en France : pour qui aime la mise au point manuelle et la photo d’esthète, le monde Leitax est une aubaine à saisir ! Je vous laisse avec quelques portraits faits au Leica 90 !

 

A +

 

 

 

 

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