
TEST COMPARATIF : LEICA ELMARIT -
Salut Pentaxiste !
Deuxième test LEICA du site avec un objectif monté sur Pentax grâce à la baionnette LEITAX en vente sur http://www.leitax.com/ (avec les explications de montage).
Pour mieux faire connaissance avec les optiques Leica R, vous pouvez surfer ici.
On trouve aussi beaucoup de bonnes infos ici sur le monde Leica, comme les dates de fabrication relatives aux numéros de série.
Le télé testé ici date de 1965 mais il fait bien plus jeune que moi ! Sa conservation est exceptionnelle, preuve de sa fabrication soignée.


Considérations techniques


J’ai pu acquérir cet Elmarit-
Elmar désigne une célèbre formule optique à 4 lentilles des années 1930, reproduite sur le schéma de droite pour un 50mm. Dans le catalogue Leica, Elmarit est le nom associé aux ouvertures maximales de f2.8. Summicron désigne les ouvertures max de f2 et Summilux les ouvertures max de f1.4.
La fiche test de Chasseur d’images datée de juin 1997, N° 194, met l’eau à la bouche. Il obtient 4 étoiles en qualité mais seulement 2 ** en rapport Q/P : aujourd’hui, avec la décôte de l’occasion, cet Elmarit obtient MES ***** sans problème ! C’est un rêve devenu réalité, non seulement de pouvoir jouer avec des vrais Leica mais plus encore de pouvoir les adapter sur Pentax !

Côté finition, c’est le summum, en terme de souplesse des bagues et de précision
dans la progressivité. Le pare-
Le poids et l’encombrement sont corrects sur un petit K-
Sur les reflex Pentax numériques, on peut travailler en stop down (a valeur de diaph
réelle avec l’assombrissement du viseur en diaphragmant) soit en mode AV soit en
mode M avec appui sur la touche verte. Sur le k-
Place à présent aux images-

Le léger vignetage de 0.5 IL décrit dans la fiche test sur argentique a disparu sur
capteur APS-


Au chapitre des aberrations chromatiques, qui sont ces fameuses franges baveuses de couleur bleu, violette ou verte, on en apercevra de légères à f2.8 et f4 sur les forts contrastes blanchâtres.
Bien moins présents cependant que sur le Tamron LD 70-
Le rendu des couleurs du Leica est assez froid, je dirai neutre, en comparaison du Jupiter 9 qui est plutôt froid et du Tamron qui est très chaud (dominante jaune), on pourra s’en rendre compte sur les différentes vues suivantes.


Au niveau de la définition à l’infini, cet Elmarit 90 mm est comparable au superbe Leica 180 mm testé le mois dernier. C’est déjà croustillant à f2.8 et tout simplement fabuleux à f5.6.
Le capteur de 10 Mp du K-
L’homogénéïté bord/champs est parfaite, bien meilleure que sur le Jupiter russe qui,
reconnaissons-

L’image-


Continuons à nous rapprocher des sujets mis au point avec cette scène de tracteur à environ 10 m. Les différences de définition deviennent moins flagrantes.
On notera un rendu des bleus plus lumineux et soutenu chez Leica, des rouges également plus percutants quand on a diaphragmé à f5.6.
Le bokeh est aussi plus crémeux que chez le Tamron, nous verrons d’autres exemples plus bas.



Ces vues d’un ponton près du lac permettent de bien apprécier les rendus de chaque
objectif sur une scène de « portrait » à 3 -
Voici ci-
Le Leica se place sur la deuxième marche du podium : le Leica Summicron-
Encore plus bas, le même duel comparatif en vrai portrait à 2.5 m.



Les 3 portraits précédents doivent être jugés avec prudence puisqu’il s’agit d’un
sujet vivant avec une mise au point variable, manuelle pour le Leica et le Jupiter
et AutoFocus avec le Tamron : le piqué s’en ressent avec l’infime profondeur de champ
à cette courte distance. Le Jupiter 9 est certes bien mou à f2 mais son bokeh est
superbe et les reflets lumineux ont vite fait de prendre des formes circulaires dans
le lointain en procurant un très bel effet. Le Tamron avec son piqué élevé crée une
sensation de bokeh agréable grâce à la transition net/flou. Le Leica donne un juste
milieu entre ces deux extrêmes. A présent, ci-



En guise de bilan, voici comment je pourrais conclure ce test : contaminé par le virus Leica !
Je possède de superbes cailloux Zeiss à monture Leitax ou M42 (Distagon 35, Vario-
Incorrigible que je suis...
J’ai en cours quelques films N&B chargés dans mes boitiers Contax RX et Pentax MZ50,
et il me tarde de les faire développer ! Ce doit être quelque chose à voir dans l’oeil
du compte-
Que je ne franchirais sans doute pas, pas au moment où arrive le Pentax K-
A +


