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TEST COMPARATIF : Sigma EX DC 30mm f1.4 contre Pentax DA 35mm f2.8 macro Limited

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Salut à tous !

Joli programme que ce test (avec Pentax K-m) entre 2 des plus beaux objectifs « standards » disponibles sur le marché pour reflex PENTAX en gamme expert. Ils se négocient tous les deux sur une base de 350/400€ en neuf et font peu ou prou le même boulot : une focale fixe équivalent argentique 45/52mm, idéal pour tout photographier, du paysage au portrait volé en passant par les détails et les vues de groupe. Choisir entre les deux n’est donc pas une question de budget mais plutôt une affaire de réels besoins photographiques et ce test d’usager (loin des courbes MTF disponibles sur photozone.de : pour le sigma ici et pour le Pentax DA ici) permettra de constater sur le terrain les atouts de l’un ou de l’autre.

Considérations techniques

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Chacun de ces objectifs possède une finition exemplaire : revêtement haut de gamme EX en polycarbonate noir pailleté pour le Sigma,  ou tout métal avec des indications gravées dans la masse pour le Pentax, tous les deux sont livrés avec leur étui (mastoc en nylon chez Sigma, discret en imitation cuir pour Pentax). Ils ont leur paresoleil, à corolle chez Sigma, ou en métal intégré coulissant pour Pentax qui reçoit en plus un bouchon métallique. Ils ont tous les deux perdu leur bague de diaphragme, commandé par les boitiers. La formule optique du Sigma est assez excitante : verres AL, SLD, ED tandis que chez Pentax on reste sur une formule de base optimisée macro. La fluidité et la progressivité de leur bague est agréable et réussie.

 

Le Sigma EX est carrément deux fois plus lourd et volumineux que le Pentax DA, mais il « absorbe » quatre fois plus de lumière : f1.4 / f2.8 ! C’est là le gros argument choc pour l’utilisateur... En balade, le Sigma rentrera bien difficilement dans une poche de pardessus, le DA s’y glissera facilement ! Par contre le Pentax est un vrai objectif Macro au rapport 1:1, dont la mise au point mini descend à 14 cm (40 cm pour le Sigma). Avec son paresoleil déployé, à la map de 14 cm, il est assez long ! Cette fonction Macro peut être un 2ème gros argument choc pour l’utilisateur, capable avec lui de TOUT photographier, même la petite bébête posée sur le pissenlit !

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Le Bokeh à f1.4 / f2.8 : C’est si visible que ça, la différence ?

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Le bokeh désigne la qualité crémeuse des fonds flous que les objectifs photos peuvent créer contrairement à l’oeil humain qui « corrige » (via le cerveau) la vision.

Sur une vue rapprochée comme celle de gauche, le grillage est pris à environ 50 cm et la maison se situe à une 15e de mètres en arrière plan. On peut constater le rôle non négligeable que la grande ouverture de diaphragme f1.4 procure à la photo.

A f2.8, le bokeh est presque le même pour les deux objectifs, le sigma restant un peu plus crémeux.

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A mi-distance, en portrait, photo prise à environ 1.5m du sujet, le rendu crémeux à f1.4 est bien visible et sera très appréciable pour isoler le détail.

 

En NB, avec l’absence de tonalités dans le fond, le rendu sera encore plus joli.

Choisir le Sigma sera donc surtout lier à l’importance que l’on accorde au bokeh.

 

On peu déjà noter sur cette vue réduite le beau piqué au centre dès f1.4 ! Nous détaillerons le piqué plus bas dans le test.

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Une dernière vue pour le bokeh prise cette fois-ci à environ 4m du détail mis au net. On notera que le Sigma crée « un trou de netteté » assez fort comparé au DA.

 

Personnellement, je trouve que ce genre d’objectif ultra lumineux offre davantage de possibilités créatives.

HOMOGENEITE du PIQUE à f2.8

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Cette vue réduite prise à environ 2 m permet de constater que le bokeh est très voisin sur les deux objos à f2.8. Le DA a un vignettage visible, un poil plus prononcé que le Sigma.

 

 

L’angle de champ plus large de 5mm sur le Sigma donne une équivalence 24x36 de 45mm contre 52 pour le DA.

Ce n’est pas rien surtout en paysage (avec le 30mm, c’est 2 à 3 m de plus de chaque côté d’une maison prise à environ 20 m par exemple).

 

Affichée à 100%, l’image est très en faveur du Sigma en terme de netteté centrale. Cette image est caractéristique de tout mon test, sur des dizaines de vues comparées : à f2.8 et f4, le sigma est nettement supérieur au centre du champ. Cela peut venir de l’AF, certes, moins précis en général avec le DA 35... Il faut garder à l’esprit que le DA macro est optimisé pour les vues rapprochées et qu’il a tendance à patiner en AF car sa course de mise au point est très étendue (de l’infini jusqu’à 14 cm !)

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2e essai comparatif à f2.8 en vue rapprochée dans une cabine téléphonique. Le cadran a été photographié à environ 50 cm, avec l’AF du K-m en position centrale.

 

Pour ce test d’usager, j’ai vérifié sur l’écran LCD du boitier que les vues paraissent nettes, comme le fait tout utilisateur. Mais ce n’est que devant son écran d’ordinateur que l’on peut réellement juger, a postériori (malheureusement),  de la précision de la mise au point...

Avec le détail à 100%, le constat est encore une fois à l’avantage du Sigma plus fidèle dans la gestion de l’AF. Par contre, le contraste du DA est supérieur et la reproduction des couleurs est bien froide, sans dominante chaude (jaune) caractéristique des Sigma.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les bords de l’image, ici dans l’angle inférieur de droite (voir les barres de défilement des captures d’écran), le DA est plus homogène, tandis que le Sigma est « mou ». Il l’est jusqu’à f8 en règle générale...

On voit bien ici la dominante chaude du Sigma.

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HOMOGENEITE du PIQUE à f4

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Cette façade à l’ombre se situe à environ 25 m de l’autre côté de la rue. Les deux objos ont bien assuré l’AF et choisi la même vitesse en mode AV. Au cours de ce test, le Sigma avec son angle de champ plus large a eu une petite tendance à sous-exposer d’1/3 IL par rapport au DA : normal, puisqu’il englobe un champ plus large et donc plus lumineux pour la cellule pondérée centrale...

 

Ici, comme souvent, le piqué est un peu meilleur au centre sur le Sigma, mais on va dire qu’on est sur du kif-kif bourrique !

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Par contre, sur le bord droit de la scène, qui finit dans le lointain, l’homogénéité du DA 35 est 3 crans au-dessus du Sigma qui est bien mou : voici en image la réalité des tests MTF !

 

Le DA 35 offrira donc dès f4 en paysage une qualité globale excellente pour l’utilisateur qui a un boitier à l’AF performant (gardez ça à l’esprit !)

HOMOGENEITE du PIQUE à f5.6

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Ah Ah Ah le test du mur ! ça faisait longtemps... ;))

Mais on n’a pas trouvé mieux que ce test basique pour juger de l’homogénéïté d’un caillou !

En passant à F5.6, ça commence à « dépoter » !

Encore une fois, le Sigma est meilleur au centre. Sa définition est superbe et correspond aux immenses barres graphes des tests MTF qui explosent les standards.

Sur le bord extrême, c’est une autre histoire, le Sigma n’est pas encore homogène, il ne le sera qu’à f8.

Mais qui ira chercher la petite bête à cet endroit ? Avec son angle de champ plus grand, le Sigma permettra de recadrer pour donner une image équivalent 35mm sans défaut...

Cela dit, le paysagiste « maniaque » disposera avec le DA 35 d’un objectif standard de haut vol.

HOMOGENEITE du PIQUE à f8

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Pour être complet, je propose une vue à F8 où l’AF a été réussie par les deux boitiers.

 

Cette vieille ruine était à environ 10m. Le sigma encore une fois est plus piqué au centre que le DA et atteint enfin le niveau du DA dans les bords de l’image (ronces dessous).

 

Cela voudra dire qu’en studio pour de la reproduction d’objet ou de documents (terrain de prédilection du DA 35 Macro) le Sigma pourra faire jeu égal mais à condition de fermer à f8-f11.

 

On pourra aussi sortir ce Sigma 30 en balade sous le soleil pour atteindre les f11 si on est un manique du piqué (si, si, il y en a !)

 

Cela dit, après un examen attentif des photos prises par mon Sigma 30, je note que le bord gauche est meilleur que le bord droit, qui semble donc très légèrement décentré : ce constat n’est présent que sur des mises au point éloignées. Un 30mm parfaitement centré atteindra donc son homogénéïté dès f5.6 sans forcer.

 

L’utilisateur averti qui a vérifié les qualités de son objo s’amusera donc éventuellement à recadrer ses images au 30mm pour rogner les angles mous s’il veut une image parfaite à faire développer en grand format.

 

Restons philosophe : ça fait partie des contraintes et compromis de chaque objectif !

ABERRATIONS CHROMATIQUES : il y en a !

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On a déjà vu plus haut la vue en taille réduite du lampadaire devant le château. Je propose ici un détail à 100% de cette scène pour apprécier les abérrations chromatiques que les verres optiques « fabriquent » avec les capteurs numériques.

 

A pleine ouverture, ces deux objectifs y sont soumis (comme beaucoup d’autres objectifs haut de gamme toutes marques confondues)...

 

Ce sont des liserés verts ou violets qui peuvent se corriger plus ou moins facilement dans un logiciel de traitement et qui ne seront vraiment visibles que sur des tirages grand format s’ils ne sont pas corrigés. C’est assez moche, avis aux puristes !

 

En fermant le diaph, le phénomène se résorbe de plus en plus. Le Sigma les contrôle mieux, sachant qu’à f3.5, il a déjà fermé son diaph de 2 crans ½ !

Le DA 35 n’ayant fermé son diaph que d’½ cran est plus sujet aux défauts chromatiques...

 

Même constat à f4.5, en faveur du Sigma.

A f8, tout rentre dans l’ordre pour les vues classiques ensoleillées.

Ouf ! Il était temps !

ET EN PORTRAIT : ça donne quoi ?

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Pour ce test, c’est Rémi, la star de monuniverspentax, qui s’y colle !

Bien sagement assis à environ 1.5 m de l’objectif, sous les cris autoritaires du photographe impatient, il m’a permis de faire un test comparatif très galère avec l’AF qui doit jouer avec des profondeurs de champ bien réduites aux grandes ouvertures !

 

J’ai fait deux autres séances de portraits comparatifs,  inexploitables tant les écarts de mise au point étaient forts entre les deux objectifs (au désavantage du DA 35 qui patinait dans la semoule... en Back Focus !

 

Je vous laisse apprécier le rendu de netteté du Sigma à f1.4 comparé à la mollesse relative du f2.8 Pentax (pas forcément préjudiciable en portrait où la douceur est préférable.)

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En fermant le Sigma 30mm de 2 crans pour comparer le rendu des 2 objos au même diaph, on voit l’écrasante supériorité du Sigma sur le Pentax...

Les franges baveuses des contours à f1.4 ont disparu à f2.8. C’est là que les lentilles SLD et ED entrent en scène à mon avis, dans la finesse des détails lumineux.

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Même à F4, le DA 35 ne m’a pas donné de précision en AF point central ! Et je le répète, c’était le 3e test portrait que j’essayais avec lui...

 

Bref, découragé...

 

Je ne peux que conclure que le DA 35 n’est pas un objectif adapté au portrait sur mon K-m...

 

D’autres utilisateurs, avec d’autres boitiers, trouveront sans aucun doute des DA 35 pile poil bien calés en AF (ou le régleront manuellement avec un K20d)...

 

Donc prudence pour cet usage bien spécifique.

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On pourrait commencer cette partie par le rendu du piqué à pleine ouverture pour les deux objectifs, en visualisant à 100% le détail au centre de la scène des lampadaires.

 

On a de quoi rester à genoux !

 

Certes le DA 35 est déjà bien piqué, sachant que l’ampoule se trouvait à 3-4 m de l’objectif. Mais que dire du piqué du Sigma à f1.4 !

 

Aucune barre de test MTF ne pourrait rendre ce genre de constat pour notre oeil humain, si avide de détails...

 

Même testé en intérieur sombre sous éclairage tungstène, à f1.4 le piqué du Sigma est remarquable au centre. Je ne me souviens pas avoir été bluffé de la sorte à f1.4 avec le Pentax FA 50mm... Et vous ?

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Pour ne pas rester sur une mauvaise impression en défaveur du DA 35 au niveau portrait (qui ne le mérite pas), je propose cette seconde vue qui encore une fois était difficile à caler au même endroit avec l’AF du boitier. On note que le Sigma a sous-exposé d’1/3 IL avec sa focale plus large, davantage sujette aux luminosités parasites.

 

Dans cette scène, le principal détail comparable au visionnage à 100% se situe au niveau des chevilles qui n’ont pas bouger : pas facile quand on a 4 ans de rester immobile sur une balançoire !

 

Sans doute que le Sigma, encore une fois, est un peu meilleur en définition à f3.5 au centre de l’image... Mais à ce diaph il a déjà fermé de 2 crans ½ !

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Une dernière scène, avec le soleil de dos qui tapait dans l’oculaire, pas facile de savoir ce qu’on visait !

 

J’ai sélectionné dessous la partie la plus nette de chaque image à 100%, le Sigma ayant fait le point sur le poney roux tandis que le Pentax a choisi le poney blanc : chacun ses goûts ! ;)

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut apprécier la finesse du rendu pour chacun de ces objos fermés à f4.5.

 

Quel que soit le choix final de l’utilisateur, il aura, j’en suis sûr, beaucoup de plaisir à découvrir ses images au Sigma ou au Pentax, à 100% sur son écran d’ordi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il me reste à faire un choix !

Bilan

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Difficile de rester de marbre face à ces 2 beaux cailloux !

J’ai les 2 dans ma besace, les garderais-je ensemble ?

 

LES +

 

Le DA 35 est irremplaçable en qualité d’image pour son homogénéité et sa fonction macro qui permettra de TOUT photographier. Il est compact, tiendra facilement dans la poche du manteau en vadrouille. Il est en outre luxueux, construit pour durer longtemps et sa focale est agréable au quotidien.

 

Le Sigma 30 est bluffant de piqué au centre, avec un AF plutôt précis, d’une luminosité remarquable et parfaitement exploitable dès la pleine ouverture, avec une prédilection pour les scènes intérieures ou nocturnes. Son angle de champ plus large ravira le reporter photo dans la rue.

 

 

LES -

 

Le DA 35 est capricieux en AF et devra peut-être être utilisé avec un dépoli à stigmomètre pour vérifier finement la mise au point en manuel avec son système Quick-Shift (retouche du point sans débrayer la came autofocus). Il se montrera aussi parfois un peu « mou » à pleine ouverture à des distances rapprochées.

 

Le Sigma 30 sera parfois pénible par son embonpoint dans le fourre-tout et assez lourd à manier d’une main pour changer de focale sur le terrain. Pour les aficionados du piqué, il sera régulièrement décevant en paysage ou architecture avec ses bords mous jusqu’à f5.6.

 

à 400€, c’est un cruel dilemne de décider pour l’un ou l’autre ! On trouve également le Pentax SMC FA 35mm f2 pour le même type de prix. Il est certes de conception plus ancienne et de finition moins prestigieuse mais c’est un très bon performer. En occasion, c’est.... l’occasion (!) qui fera le larron. Mais quel que soit votre choix, si vous n’avez pas le budget de craquer pour l’excellentissime smc FA 31mm f1.8 Limited (1000€), l’un ou l’autre de ces 30 ou 35 vous donnera beaucoup de plaisir. Et par les temps qui courent, ce sera déjà une belle satisfaction ! ;)

 

A +

Capacité en macro

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A sa distance minimale de mise au point de 40 cm, le Sigma 30  permet de photographier le cadrage de gauche : c’est suffisant pour la vie quotidienne mais un peu court pour isoler un détail en proxy-photo.

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A f8 la qualité est correcte sur l’ensemble du champ pour le Sigma qui n’est pas sur son terrain favori. Il a sur-exposé un peu et donne un peu plus de clarté mais le DA 35 est plus contrasté.

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Par contre, sur le bord du champ, on voit combien le DA 35 lui est supérieur de la tête et des épaules... On en perd ses cheveux ! ;)

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Et avec son rapport macro 1:1 (1 cm sur le capteur = 1 cm dans la réalité), on peut aller bien plus loin avec le DA 35, puisque la vue de droite a été réalisée à 15 cm de distance, la lentille frontale touchant la tête de lecture de la platine ! (à droite, vue réduite et son détail au centre à 100%).

 

Bon c’est entendu, le Sigma peut aller se rhabiller, il ne joue pas dans la même catégorie !

Vignettage : présent ! Il faudra dépasser f2,8...

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Le vignettage dans ce test est présent sur les deux objectifs de façon génante jusqu’à f4. On en trouve encore un peu trace jusqu’à f5.6 mais il sera rarement perceptible sur le terrain. Personnellement, j’ai tendance à rajouter du vignettage en post-traitement pour renforcer les lumières sur un visage en cadrage portrait, aussi le Sigma 30 ne me déplaît pas trop avec ce défaut. Question de goût ! Dans d’autres contextes, tous les bons logiciels de retouche savent très bien enlever l’assombrissement des coins de l’image, c’est un défaut peu contraignant à corriger... sauf pour les paresseux, bien évidemment ! ;)

Distorsion : rien de bien méchant...

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Pour jouer les puristes de la ligne droite, photographions la porte ! C’est le genre de photo qui pourra avoir du prix quand on saura qu’Obama se mouchait derrière !

 

On perçoit quoi ? -0.5 % de distorsion en barillet... Un peu plus visible sur le 30mm, forcément puisqu’il cadre plus large, mais aussi perceptible sur le DA 35 à qui on le pardonnera moins vu sa fonction première qui est la reproduction.

 

Mais sur le terrain, où les lignes droites perdent vite leurs repères, la visibilité de ce défaut restera assez aléatoire.

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Pour une façade d’architecture, mal photographiée ici car l’angle est en contre-plongée, on percevra un chouïa le barillet. Il faudra garder ça à l’esprit pour bien caler l’aplomb du viseur à la perpendiculaire de l’axe optique et l’effet en barillet sera ensuite très facilement corrigeable en post-traitement.

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Cette autre vue d’un paysage à l’infini montre avec un détail au centre l’excellente santé optique des deux objectifs qui sont très proches l’un de l’autre : le contraste est plus présent sur le DA tandis que le DC offre une résolution un peu meilleure.

La dominante chaude est très faible sur le Sigma.

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Sur le bord du champ, l’homogénéïté du Sigma rejoint l’excellence du Pentax. La légère sur-ex d’1/3 IL du Sigma donne l’impression qu’il est moins constrasté.

 

Je pense que ces différentes vues suffisent à faire le tour des performances optiques de ces deux rivaux.